C dans l'air - Après Rugy... une techno à l'Écologie

Cette fois, l'exécutif a réagi rapidement, et dans la nuit. Il était 23h40 hier soir lorsque l'Elysée a annoncé la nomination de la ministre des Transports Elisabeth Borne au ministère de la Transition écologique après la démission de François de Rugy. Un remaniement express pour montrer qu'il n'y a pas de pause dans la priorité écologique du gouvernement et qu' « il n'y a pas de temps à perdre » comme l'a indiqué aujourd'hui la nouvelle patronne de l'hôtel de Roquelaure lors de la passation des pouvoirs. Troisième à prendre en charge le maroquin de l'environnement sous le quinquennat d'Emmanuel Macron, après les mandats écourtés de Nicolas Hulot puis François de Rugy, Elisabeth Borne devient donc une des poids lourds du gouvernement tant l'urgence climatique est au cœur des débats actuels. Un grand pas en avant pour cette technocrate, issue de la société civile, projetée sur le devant de la scène politique grâce au macronisme, et bien décidée à « poursuivre ce combat essentiel qu'est la transition écologique et solidaire ». « Tout au long de mon parcours j'ai acquis la conviction qu'il ne suffit pas de décréter la transition écologique pour qu'elle s'accomplisse », a ainsi déclaré Elisabeth Borne cet après-midi. « Je mesure l'ampleur de la tâche qui m'attend. Ceux qui me connaissent savent que cela ne me fait pas peur », a-t-elle ajouté avant de clore son discours au ministère de l'Ecologie pour se rendre au Sénat et défendre le projet de loi Energie et climat. Énergie, gaspillage, alimentation, pollution, mobilité... Les dossiers ne manquent pas sur le bureau de la nouvelle ministre. Mais quel est son profil ? Polytechnicienne, ex-directrice de la stratégie de la SNCF, ex-PDG de la RATP, ex-préfète de région, Élisabeth Borne a conduit la récente réforme de la SNCF, et a déjà piloté des dossiers écologiques sous Ségolène Royal, dont elle a un temps dirigé le cabinet au sein du ministère qu'elle retrouve aujourd'hui. Sa nomination au ministère de la Transition écologique « est une évidence », a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Néanmoins, elle est loin de faire l'unanimité. « La nomination d'Elisabeth Borne, faiseuse d'autoroutes et défaiseuse de rails, confirme que l'inconséquence écologique résistera à la démission de François De Rugy. L'événement de ce jour n'est pas cette passation de pouvoir mais le fait que sera voté ce soir le climaticide », a réagi le député France Insoumise Adrien Quatennens en évoquant le Ceta, le traité controversé entre l'Union européenne et le Canada qui doit être examiné à l'Assemblée nationale. « Nommer à l'Écologie celle qui s'apprête à remettre 25 000 camions sur les routes en fermant la ligne Perpignan-Rungis, c'est fort ! », a ironisé le PCF sur Tweeter. De son côté, Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, a également réagi sur le réseau social : « Borne nommée ministre de l'Écologie. Elle n'est pas ministre d'État. Une ministre des Transports qui a accompagné le déclin des petites lignes et la réduction du fret ferroviaire (et pas uniquement Rungis-Perpignan). Encore le décalage entre les discours et les actes ». Alors qui est Elisabeth Borne ? Quels sont les dossiers brûlants qui attendent la nouvelle ministre ? Invités • Yves Threard - Directeur adjoint de la rédaction du Figaro • Anne-Laure Barral - Journaliste, spécialiste environnement à Franceinfo • Arnaud Gossement - Avocat spécialiste en droit de l'environnement • Gilles Dansart - Journaliste et directeur de Mobilettre
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Popularité: 1/517 juillet 2019Durée: 66mnReplay France 5Emissions
Emission: C dans l'air
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