C dans l'air - Armée : la France peut-elle se défendre ?

Plus de 4.000 militaires défileront dimanche sur les Champs-Elysées pour le traditionnel défilé du 14-Juillet, placé cette année sous le signe de la coopération militaire européenne, l'un des chevaux de bataille d'Emmanuel Macron. Face au relâchement des liens transatlantiques depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche et à la montée des tensions dans différentes régions du monde, le président de la République a fait de l'Europe de la défense l'une des priorités de la future mandature européenne, jugeant crucial pour le Vieux continent d'accroître son autonomie stratégique, en complément de l'Otan. « Jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe n'a été aussi nécessaire. La construction d'une Europe de la défense, en lien avec l'Alliance atlantique dont nous fêtons les 70 ans, est pour la France une priorité » et « constitue le fil rouge de ce défilé », écrit ainsi l'Elysée dans un document sur les célébrations du 14-Juillet. Et pour l'occasion les neuf pays participant aux côtés de la France à l'Initiative européenne d'intervention (IEI) - née il y a un an sous l'impulsion du président Macron, avec pour objectif de développer une « culture stratégique partagée » - ouvriront la marche sous le mot d'ordre « agir ensemble ». Seront représentés dans le défilé : Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande. Autres éléments mis en avant cette année : les nouvelles technologies utilisées par l'armée française pour se moderniser. Certains matériels neufs prévus dans la Loi de programmation militaire 2019-2025 paraderont, à l'image du véhicule blindé Griffon, dont l'armée de Terre vient de recevoir plusieurs exemplaires, ou encore du ravitailleur en vol Phénix, appelé à remplacer des C135 parfois quinquagénaires. Mais c'est aussi sous le signe de l'innovation - « un levier majeur de la préparation de l'avenir », selon Emmanuel Macron - que se déroulera ce week-end militaire. Après le lancement vendredi du premier sous-marin nucléaire français d'attaque nouvelle génération, le Suffren, à Cherbourg, Emmanuel Macron devrait ce soir, lors de son traditionnel discours aux armées, dévoiler une nouvelle stratégie spatiale de défense. Enfin, robots, drones, exosquelettes seront les stars dimanche de l'animation d'ouverture du défilé militaire. On pourra également voir un soldat volant sur un « Flyboard Air » (ou « hoverboard militaire »). Capable de monter à 2.000 m d'altitude, de voler à 200 km/h, cette innovation française actuellement en phase de test intéresse fortement les forces spéciales de l'armée qui pourraient s'en doter à l'avenir. Alors l'Europe de la défense est-elle en marche ? A quoi ressembleront les conflits du futur ? Quelle armée pour demain ? Enfin qu'est-ce que le Service national universel (SNU), dont la première étape a été lancée en juin ? Invités • Jean-Dominique Merchet - Journaliste à l'Opinion, spécialiste des questions de défense et diplomatie • Général Dominique Trinquand - Ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies • Colonel Michel Goya - Expert militaire et stratégiste • Sylvie Matelly - Directrice adjointe de l'IRIS, économiste de la défense
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Popularité: 1/513 juillet 2019Durée: 68mnReplay France 5Emissions
Emission: C dans l'air
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