C dans l'air - 29/01/2026

Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu'en juin dernier faute d'accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu'il s'agissait d'"une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela", en référence à l'important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l'option de négociations avec les États-Unis tant que leurs "menaces" persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd'hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l'Iran. L'Union européenne prévoit d'émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d'avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l'ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d'Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l'inscription des gardiens de la révolution comme "organisation terroriste" par l'Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?Alors que la diplomatie américaine s'est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n'est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l'île "est un appel au réveil stratégique pour toute l'Europe", a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d'inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d'internautes la reprennent depuis en boucle.Les experts :- Anthony Bellanger, éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales- Agnès Levallois, présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO)- Général François Chauvancy, ancien militaire, spécialiste de questions géopolitiques- Lucas Menget, grand reporter
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Popularité: 1/529 janvier 2026Durée: 63mnReplay France 5Emissions
Emission: C dans l'air
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